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Self Care   Santé des hommes   Covid-19 | 8 min. temps de lecture

Quelqu’un m’a sauvé la vie ce soir - Comment je suis presque mort à cause du coronavirus

Ma vie s’est presque arrêtée brutalement le 17 mars 2020 à cause du coronavirus. Non pas que je l’aie contracté… Je ne l’avais pas, en fait. Mais ma terrible peur de contracter le COVID-19 et l’incroyable hystérie suscitée par le virus durant les premiers jours de la pandémie m’ont empêché d’aller à l’hôpital et m’ont fait prendre des décisions désastreuses pour ma santé, qui était déjà mauvaise.

Je m’appelle Marty Enokson et je suis un défenseur des patients et un justicier de l’obésité, qui s’exprime contre les préjugés concernant le poids et contre la stigmatisation en raison du poids.

Voici quelques éléments à mon sujet :

  • Je vis dans l’Ouest du Canada
  • J’ai 53 ans et je vis avec la maladie chronique qu’est l’obésité depuis plus de 40 ans.
  • Je vis également avec un diabète de type 2 depuis l’âge de 25 ans.
  • Je souffre en plus d’hypertension artérielle
  • En raison de mon diabète de type 2, je vis avec des complications, notamment une mauvaise circulation sanguine et une neuropathie dans les pieds, qui ont provoqué des plaies ouvertes sur mes deux gros orteils.

En tant que défenseur de patients atteints d’obésité ayant travaillé dans le monde entier au cours des sept dernières années, je me suis présenté partout comme un homme qui maîtrise la situation, qui prend bien soin de lui-même, bref, l’exemple parfait d’un défenseur de patients…

Je suis et j’ai été une source d’inspiration pour tant de personnes...

Jusqu’à ici.

« Les situations de stress de ma vie, tant sur le plan professionnel que personnel, ainsi que certaines mauvaises décisions en matière de santé, le tout combiné à l’arrivée du COVID-19, ont créé une véritable tempête, qui a presque mis fin à ma vie prématurément… »

-Marty Enokson

Les situations de stress de ma vie, tant sur le plan professionnel que personnel, ainsi que certaines mauvaises décisions en matière de santé, le tout combiné à l’arrivée du COVID-19, ont créé une véritable tempête, qui a presque mis fin à ma vie prématurément…

Comment ? C’est une question intéressante...

Pour comprendre comment j’ai fini à l’hôpital avec une infection grave du sang engageant mon pronostic vital, il faut remonter au moins six mois en arrière, jusqu’au mois d’août 2019, quand j’ai subi une série d’événements qui m’ont profondément fragilisé aussi bien mentalement qu’émotionnellement.

Je pensais que j’étais fort mentalement.

Je pensais que mes nombreuses années de vie avec l’obésité et les harcèlements que j’avais subis au cours des 40 dernières années m’avaient préparé... mais hélas, ce n’était tout simplement pas le cas.

La pure puissance de l’esprit est bien plus forte qu’on ne l’imagine.

En août 2019, j’ai eu le cœur réellement brisé et, à cause de cela, un voyage vers l’enfer a démarré. Je me suis tourné vers un vieil et cher ami qui m’avait TOUJOURS apporté du  réconfort depuis mes jeunes années...

« La pure puissance de l’esprit est bien plus forte qu’on ne l’imagine. »

-Marty Enokson


Chocolat

Ce n’est pas nécessairement un bon ami, mais le chocolat était un ami fidèle sur lequel je pouvais compter pour traverser toutes les périodes difficiles de ma vie... et désormais, ces temps difficiles étaient de retour, apparemment.

C’est comme cela que ça a commencé. Une barre chocolatée... oh, c’était tellement agréable de la sentir fondre sur la langue. Elle me faisait me sentir si bien. La douleur avait disparu.

Le mois de septembre 2019 est arrivé, et avec lui, des facteurs de stress de ma vie ont pris encore plus  de place. En plus de mon cœur brisé, je sentais maintenant mon esprit physique se briser  aussi.

Mmmm... C’était tellement bon de manger cette barre chocolatée. Au fil du temps, j’ai décidé d’en prendre une autre... ma tête tournait. Euphorie. Avant d’avoir pris conscience, deux barres de chocolat par soir sont devenues quatre barres de chocolat par soir. Chaque soir.

Ma descente dans les coins obscurs de ma dépression alimentée au chocolat n’a pas pris longtemps...  En fait, c’est allé assez vite.

J’anesthésiais ma douleur avec des aliments réconfortants. J’ai arrêté de vérifier ma glycémie. Je n’avais vraiment  pas envie de savoir.

La seule chose qui importait, c’était le chocolat... Il éloignait la douleur.

"J’anesthésiais ma douleur avec des aliments réconfortants. J’ai arrêté de vérifier ma glycémie. Je n’avais vraiment pas envie de savoir. La seule chose qui importait, c’était le chocolat... »

-Marty Enokson

Septembre a laissé la place à octobre, et c’est à ce moment-là que les derniers coups les plus durs se sont produits.
Le peu de moi qui restait a été complètement et totalement écrasé et vaincu.

« Des pierres et des bâtons me briseront les os… et les injures, les injures me blesseront aussi. Les injures font vraiment mal... tout comme les actions des autres. En fait, les actions peuvent faire encore plus mal. »

À chaque étape, ma santé mentale était brisée, petit à petit. Je m’en souciais de moins en moins, et  en conséquence, ma santé générale en souffrait.

Au monde entier, je montrais une façade. Pour tous les observateurs dans le monde entier, je montrais une façade. Vu de l’extérieur, j’étais sacrément FABULEUX !!! Mais intérieurement, il y avait de la haine et de l’autodénigrement ; j’avais tellement honte de moi-même. Je perdais le contrôle.

« Je ne voulais toujours pas que l’on voie ma vulnérabilité. Au monde entier, je montrais une façade. Vu de l’extérieur, j’étais sacrément FABULEUX !!! Mais intérieurement, il y avait de la haine et de l’autodénigrement. »

-Marty Enokson

Maintenant, ajoutez à ça les responsabilités et la pression de ma carrière d’assistant juridique au  Bureau du Procureur de la Couronne.

J’étais physiquement épuisé tandis que je me préparais à une série de six procès pour homicide, qui devaient se dérouler sans interruption entre le début du mois de février 2020 jusqu’au 15 mai 2020. Chaque jour. Aucune pause entre deux affaires judiciaires. Dans certains cas, deux procès se déroulant simultanément. 75 jours de procès. J’avais littéralement la tête sous l’eau.

Je suis retourné au travail après les vacances de Noël et j’ai travaillé tous les jours, tard le soir, y compris les samedis et dimanches, à préparer mes procès. 72 jours d’affilée. 96 heures supplémentaires pour lesquelles je ne serai PAS payé – juste pour que le travail soit fait...

Je ne dormais pas suffisamment, environ 4 heures par nuit.

Ma santé se dégradait. J’avais pratiquement abandonné les soins pour ma neuropathie diabétique des pieds. Je n’avais tout simplement pas le temps. Je ne prenais qu’environ la moitié des médicaments antidiabétiques.

À ce moment-là, j’en étais à 6 à 10 barres de chocolat chaque soir. Le chocolat m’apportait un réconfort à court terme, et il fallait le répéter plusieurs fois.

J’avais abandonné mes bonnes habitudes alimentaires... et avais donc pris du poids. J’étais embarrassé et incroyablement honteux.

Alors que je me préparais pour mes mois de marathon au tribunal, le stress était écrasant. Chaque jour apportait plus de stress ; et chaque matin, je me   réveillais avec un corps un peu plus fatigué que la veille.

Me voici, Mesdames et Messieurs,… me précipitant vers la Terre à 300 kilomètres heure, pour aller me planter la tête la première dans le sol. Une véritable tempête se préparait...  Je pouvais le sentir dans mon corps. Je savais en mon for intérieur que ça n’allait pas, que je ne me sentais pas bien, et que je n’étais pas capable de réparer ce désordre que j’avais créé.

Mon corps a essayé pendant des semaines, en m’envoyant des signes indiquant que les choses n’allaient pas. Je n’écoutais tout simplement pas. C’est  arrivé au point où mon corps me disait juste... « La coupe est pleine, Marty. Si tu n’écoutes pas les messages que je t’envoie, alors tu vas te fracasser d’une manière spectaculaire. »

« Mon corps a essayé pendant des semaines, en m’envoyant des signaux indiquant que les choses n’allaient pas. Je n’écoutais tout simplement pas. »

-Marty Enokson

 

La seule chose qui manquait dans cette véritable tempête que j’avais créée était l’arrivée d’une nouvelle sorte de maladie... une pandémie mondiale...

Vous savez, le type de pandémie que le monde n’avait pas connu depuis la grippe  espagnole de 1919 & 1920 – 100 ans auparavant.

L’arrivée du coronavirus au Canada

Laissez passer le coronavirus pour sa grande entrée canadienne... également connu sous le nom de COVID-19.

Cela a commencé en Chine. Puis c’est arrivé en Europe. L’Italie et les États-Unis ont été submergés  par la machine tueuse qu’est ce virus. Les choses étaient effrayantes.
Les gens  mouraient à un rythme extraordinaire. Le COVID-19 était un nouveau monstre effrayant et  les  médias locaux et internationaux ont été incroyablement efficaces dans leurs reportages  , ce qui a effrayé tout le monde, y compris moi.

Nous savions tous que le coronavirus allait arriver à Edmonton, simplement, nous ne savions pas exactement  quand...

Maintenant, pour les fans de la série Les Craquantes, voici mon moment Sophia Petrullo.

Imaginez… Nous sommes le 12 mars 2020. À Edmonton, Alberta, Canada.

Le COVID 19 était arrivé à Edmonton quelques jours auparavant. Après son arrivée, la maladie  a commencé à se propager et à laisser sa marque le vendredi 13 mars 2020. Vendredi 13...  Ce devait être la dernière journée normale à Edmonton, Alberta, Canada. Mais je digresse.

Je m’étais levé à l’heure infernale de 5 h 15 pour commencer ce qui, pensais-je, allait être  une autre journée de préparation à la prochaine affaire judiciaire sur ma liste. J’étais  épuisé, je n’avais dormi que quelques heures.

Ma journée a commencé de la même manière que lors des derniers mois, avec une barre chocolatée.

« Ma journée a commencé de la même manière que lors des derniers mois, avec une barre chocolatée. »

-Marty Enokson

Je suis arrivé au travail à 6 h 45. Mon corps était un peu douloureux, mais à part cela, tout me semblait normal. J’étais loin d’imaginer que je ne verrais plus rien de « normal » pour un bon bout de temps.

J’ai travaillé toute la matinée et alors que mon heure de déjeuner approchait, j’ai commencé à ressentir des maux de tête. Je pensais que les maux de tête venaient peut-être du fait que j’avais faim, alors je me suis dirigé vers la cafétéria et j’ai commandé à déjeuner. Je mangeais à mon bureau pour pouvoir continuer à travailler.

Je me suis assis pour manger et les maux de tête se sont aggravés. ÇA TAMBOURINAIT !!!

Les vagues de nausées se suivaient l’une après l’autre.

Les maux de tête se sont intensifiés – comme si ma tête allait exploser.

Mon esprit a immédiatement passé en revue les nombreux reportages d’actualité des derniers jours qui énuméraient les symptômes du coronavirus... Avais-je attrapé le COVID-19 ? Ma fréquence cardiaque a augmenté,  tout comme mon inquiétude.

À ce stade, mon corps a commencé à transpirer abondamment, puis sont venues des vagues de frissons   incroyables qui me secouaient littéralement jusqu’au cœur. Je n’arrivais pas à me réchauffer et je ne pouvais pas arrêter de trembler violemment.

« Ma journée a commencé de la même manière que lors des derniers mois, avec une barre chocolatée. »

-Marty Enokson

C’était grave. Vraiment grave. Est-ce que j’allais mourir ? Je suis trop jeune pour mourir. Et qu’allait-il advenir de  mes enfants ?

Je suis rentré chez moi et j’ai immédiatement appelé la ligne d’assistance téléphonique spéciale COVID-19 des services de santé de l’Alberta (AHS). J’étais convaincu que j’avais le COVID-19. L’hystérie avait envahi la ville et la province au cours des premiers jours de la pandémie.

Il m’a fallu plusieurs heures pour parvenir à joindre la ligne d’assistance COVID-19, tout ça pour être  informé que même si j’avais des symptômes, je n’avais pas voyagé au cours des 14 derniers jours et  je ne pensais pas avoir été en contact avec quelqu’un qui avait voyagé au cours des 14 derniers jours. Je n’avais pas non plus de toux sèche persistante. Je ne me sentais pas rassuré.

Les frissons me causaient encore des tremblements incontrôlables. J’avais de la fièvre. J’étais secoué de vagues de nausées. Ce n’était tout simplement pas suffisant pour l’AHS et, le 12 mars 2020, on m’a refusé un test du COVID-19.

J’étais très malade, et au cours des quelques jours suivants, ça ne s’est pas amélioré. Ma fille était très inquiète. Les frissons continuaient de provoquer des tremblements incontrôlables et je transpirais abondamment. Je ne pouvais garder aucune nourriture. Elle voulait appeler les services d’urgence.

Je ne voulais pas qu’elle les appelle parce que je ne voulais pas me rendre aux urgences de l’hôpital. En effet j’étais convaincu que j’y contracterais le COVID-19. Les reportages indiquaient que les urgences étaient quasiment débordées J’étais terrifié d’aller dans un bouillon de maladies tel que le service des urgences, où je risquais de contracter le COVID-19.

« Alors que ma maladie s’aggravait, ma fille a pris le contrôle de la situation et a appelé les services d’urgence. Quelques minutes après l’appel, des pompiers, la police et une ambulance sont arrivés chez moi."

-Marty Enokson

Alors que ma maladie s’aggravait, ma fille a pris le contrôle de la situation et a appelé les services d’urgence. Elle a la tête sur les épaules. Pas moi. Je l’admets. Quelques minutes après l’appel, des pompiers, la police et une ambulance sont arrivés chez moi.

Cela me brisait le cœur d’être si malade que je ne pouvais même pas apprécier le fait que j’avais une maison remplie de  pompiers autour de moi. Des opportunités manquées... LOL

Je tremblais tellement, je n’arrivais pas à me réchauffer. J’avais l’impression que ma tête allait exploser. Je me sentais horriblement mal. J’étais terrifié à l’idée de me rendre aux urgences.

Les ambulanciers m’ont examiné et m’ont informé que je  souffrais d’anxiété. Que mes frissons et mes nausées étaient  dus à l’anxiété. On m’a dit de respirer et que tout irait bien.

Les ambulanciers m’ont ensuite dit qu’ils pouvaient m’emmener aux urgences, mais que les urgences étaient  terriblement bondées et que je pouvais contracter le COVID-19 aux urgences. Cela m’a terrifié. J ’ai dit NON ! aux ambulanciers.

Je savais au fond de moi que j’étais malade et que quelque chose n’allait pas, mais j’avais tellment peur de contracter le COVID-19 que j’ai pris la décision de ne pas aller à l’hôpital. Cette décision allait s’avérer être une erreur désastreuse.

« J’avais tellement peur de contracter le COVID-19 que j’ai pris la décision de ne pas aller à l’hôpital. Cette décision allait s’avérer être une erreur désastreuse. »

-Marty Enokson

Si j’avais accepté l’offre et je m’étais rendu à l’hôpital à ce moment-là, j’aurais probablement compris ce qui  m’arrivait assez tôt et je n’aurais pas souffert comme j’ai souffert.

Le pire était encore à venir... Au cours des quelques jours suivants, j’ai traversé  des périodes de nausées et de frissons qui me secouaient jusqu’au cœur. Je souffrais de délires dus à la fièvre. J’avais des hallucinations. Je ne parvenais pas à me réchauffer. Je ne pouvais garder aucune nourriture et je me déshydratais lentement.

Et pendant ce temps, je continuais à souffrir de maux de tête atrocement douloureux qui me labouraient le crâne et ne s’arrêtaient jamais. Rien n’aidait à soulager la douleur.

Je me suis réveillé le mardi 17 mars 2020 et j’ai ressenti une douleur familière, mais qui n’était pas la bienvenue, dans mes pieds et dans mes jambes. La zone étais rouge écarlate et brûlant au toucher. C’était une douleur cuisante que je n’avais pas ressentie depuis plus de deux ans.

La dernière fois que j’avais eu ces mêmes symptômes, ils étaient dus à une infection du sang engageant le pronostic vital, qui m’avait presque tué, littéralement. Je me suis levé et je me suis traîné jusqu’aux toilettes. J’ai uriné du sang.

Non... ma situation passait de vraiment mauvaise... à bien pire. Ces cinq derniers jours pendant lesquels j’avais été malade n’étaient que le prologue pour ça... le grand final.

Je n’ai pas immédiatement dit à ma fille ce qui se passait. Non, je ne prenais pas des décisions intelligentes. Je savais qu’elle allait immédiatement appeler l’ambulance et qu’on m’emmènerait à l’hôpital.

"J’ai continué à jouer le rôle du mâle têtu pendant un peu de temps. Parfois, vous ne pouvez tout simplement pas vous empêcher d’être stupide..."

-Marty Enokson

Parfois, vous ne pouvez tout simplement pas vous empêcher d’être stupide...

Rétrospectivement, je n’arrive pas à croire que je n’ai pas reconnu la situation très dangereuse dans laquelle je me trouvais et recherché immédiatement l’aide médicale dont j’avais si désespérément besoin. Au lieu de cela, j’ai continué à jouer le rôle du mâle têtu pendant un peu plus longtemps. Parfois, vous ne pouvez tout simplement vous empêcher d’être stupide... et j’étais STUPIDE.

Je suis descendu dans mon salon, au rez-de-chaussée. La douleur cuisante dans mes jambes était écrasante. Ma fille a remarqué que quelque chose n’allait pas. Après m’avoir pressé de questions, je lui ai finalement parlé de mes jambes et de mes pieds. Je lui ai montré mes jambes et mon pied droit, qui étaient rouge écarlate et brûlants.

Les services d’urgence ont de nouveau été appelés, contre ma volonté. Les mêmes pompiers, d’autres officiers de police et d’autres ambulanciers. Encore une opportunité manquée...

Les choses empiraient, et de beaucoup. Les ambulanciers ne parvenaient pas à obtenir une tension artérielle stable – ils ont essayé plusieurs fois. Les lectures de mes taux de glycémie étaient dans les 18 – incroyablement élevés. TROP ÉLEVÉS ! C’est à ce moment-là que j’ai dit aux ambulanciers que j’avais uriné du sang. Ils pouvaient voir que j’étais déshydraté et que j’étais en mauvais état.

Ils me recommandaient d’aller aux urgences... Je ne voulais toujours pas y aller. Je ne voulais pas contracter le COVID-19. Il ne faisait aucun doute que j’étais très malade, mais je n’écoutais pas la voix de la raison. La peur de contracter le COVID-19 m’envahissait.

L’ambulancier a passé la demi-heure d’après à me raisonner pour qu’au moins, j’aille dans un centre médical où je pourrais à la fois être vu par un médecin et faire des analyses de sang. À force de persévérance et de bienveillance, et parce qu’il comprenait vraiment mes incroyables craintes... l’ambulancier a finalement réussi à me convaincre aller d’au moins dans un centre médical.

Ma fille m’a sauvé la vie. Elle l’a vraiment fait.

"J’ai fini exactement là où j’aurais dû aller six jours plus tôt. Et je suis presque mort."  

-Marty Enokson

Une fois arrivé, j’ai été admis assez rapidement. J’ai reconnu que j’étais très, très malade. Ils m’ont prélevé  du sang et m’ont posé une perfusion IV pour commencer à me réhydrater. Ils ne parvenaient pas à réguler ma  tension artérielle et, à deux reprises au cours des heures suivantes, ma tension artérielle s’est écroulée. Ma glycémie était toujours autour de 18. C’était un moment très effrayant.

Les résultats de mes analyses de sang sont arrivés ; j’avais une infection, et mes reins avaient certainement subi des lésions. Au vu de la gravité de ma maladie, je devais être transféré au Royal Alex Hospital.

J’ai fini exactement là où j’aurais dû aller six jours plus tôt. Quel imbécile j’avais été. Et j’en suis presque mort.

Je suis resté à l’hôpital pendant 4 jours et je recevais de fortes doses d’antibiotiques en intraveineuse. Les patients sortaient de l’hôpital aussi rapidement que possible pour rendre les lits disponibles pour le cas où une crise liée au COVID-19 surviendrait. J’ai été renvoyé chez moi pour récupérer. Je devais retourner passer une heure à l’hôpital chaque jour pendant 15 jours pour recevoir une forte dose d’antibiotiques en intraveineuse. En même temps, je recevais également des soins pour mes plaies, car mes jambes et  mes pieds avaient été gravement endommagés par l’infection. Lorsque les antibiotiques en IV ont été terminés, j’ai reçu un autre traitement d’antibiotique par voie orale à dose élevée pendant 14 jours... Ce fut un long parcours.

« Je ne suis pas parfait. Je suis une personne qui continue à vivre avec de l’obésité, un diabète de type 2, de l’hypertension artérielle et bien d’autres problèmes. »

-Marty Enokson

Ma bataille de longue haleine contre l’obésité et le diabète de type 2 a contribué à m’affaiblir de temps à autre.

Lorsque vous ne prenez pas suffisamment de repos et que vous ne mangez pas correctement, que vous ne prenez pas soin de votre santé personnelle et que vous ne faites pas de VOUS-MÊME la priorité...

Lorsque vous êtes stressé au-delà de l’imaginable, que vous ne prenez pas correctement vos médicaments, et que vous vous battez contre une dépression qui vous a poussé à être stressé, à manger d’incroyables quantités de chocolat pour faire face, et que vous n’allez pas aux rendez-vous chez le médecin...

Lorsque vous développez une terrible peur parce que le COVID-19 est devenu, et continue d’être, une pandémie mondiale ; malheureusement, lorsque vous négligez votre corps, vous le laissez s’épuiser, s’endommager et s’exposer aux infections.

J’étais brisé et je n’écoutais pas mon corps. Par conséquent, j’ai fait des choix incroyablement mauvais. Ce qui m’est arrivé est survenu parce que je ne m’occupais pas de MOI.

J’étais tellement épuisé qu’une infection a saisi l’opportunité d’envahir mon corps et de s’en emparer comme un envahisseur étranger. Elle aurait pu me tuer.

« Prendre soin de soi. C’est tellement important. Vous MÉRITEZ de prendre soin de vous. »

-Marty Enokson

Prendre soin de soi. C’est tellement important. Vous MÉRITEZ de prendre soin de vous. Il n’y a pas de meilleur moment que  maintenant pour vous assurer que vous prenez soin de vous. Assurez-vous que vous suivez bien vos soins.

En ce qui me concerne j’ai arrêté les antibiotiques depuis 62 jours. L’infection a disparu... et je suis convaincu que je n’en contracterai jamais une autre.

J’ai récupéré de ma dépression... une frayeur médicale peut avoir cet effet sur vous. J’ai honoré chacun de mes rendez-vous médicaux. J’ai réalisé tous les tests que mes médecins ont demandé - Il est très important de le faire.

Je me suis accepté et j’ai repris TOUS mes médicaments. Je mange correctement, et, je n’ai pas mangé pour calmer mon stress, ni avalé une barre chocolatée depuis 99 jours. HOURRA pour moi ! J’ai également perdu du poids... bien que je ne recommande pas de perdre du poids comme je l’ai fait.

Pour ceux qui vivent avec un diabète, de quelque type que ce soit, assurez-vous que vous vérifiez scrupuleusement votre glycémie. Assurez-vous que vous vérifiez méticuleusement vos jambes, vos pieds, et surtout vos orteils. Une bonne discipline vous aidera à détecter de futurs problèmes. Efforcez-vous de les contrôler.

J’ai parlé avec mon médecin de ma dépression et je continue de faire le nécessaire pour prendre soin de moi. J’ai repris la marche tous les jours et j’accrois mon endurance.

Je veux vivre, je le veux vraiment. J’EN VAUX LE COUP. J’en vaux vraiment, vraiment le coup... et vous aussi. Vous le valez vraiment.

« Je veux vivre, je le veux vraiment. J’EN VAUX LE COUP. J’en vaux vraiment, vraiment le coup... et vous aussi. Vous le valez vraiment. »

-Marty Enokson

Les six derniers mois ont été une véritable tempête de stupidité, de peur et d’infection. Heureusement,  j’ai survécu et je peux partager mon parcours avec vous.

J’en terminerai avec les sages paroles de Marty...

NE SOYEZ PAS un autre Marty. Assurez-vous de prendre soin de votre santé et de votre bien-être. C’est plus important que ce que vous croyez. Assurez-vous que vous contrôlez votre stress et que vous prenez soin de vous.

Plus important encore, ne laissez PAS une crise vous empêcher de consulter votre médecin... ou de vous rendre à l’hôpital en cas d’urgence médicale.
Et juste pour votre information... pendant que j’étais à l’hôpital, j’ai été testé pour le COVID-19.

Je ne l’avais pas.

#CH21OB00014_03/2021

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