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Sensibilisation   Préjugés | 5 min. temps de lecture

Trouble du comportement alimentaire : 8 séances par an remboursées chez un psychologue

Depuis le 5 avril 2022, le dispositif « Mon Psy » permet aux patients qui souffrent de trouble du comportement alimentaire de bénéficier, sur prescription médicale, d’un accompagnement psychologique remboursé
par l’Assurance maladie et les organismes complémentaires.

Vous souffrez de troubles du comportement alimentaire ?
Vous êtes en proie à des troubles anxieux ? À des troubles dépressifs ? Vous êtes victimes d’une addiction, telle que le tabac ?
Depuis le lundi 5 avril 2022, le dispositif « Mon Psy » lancé par le gouvernement français permet aux patients souffrant d’un trouble psychique léger ou modéré de bénéficier, sur prescription médicale,
de 8 séances par an avec un psychologue.

Ces séances sont remboursées par l’Assurance maladie.

Ces huit séances d'accompagnement psychologique permettent aux patients d’être pris en charge par un psychologue aussi bien dans le cadre des troubles légers à modérés (anxiété, syndrome dépressif, angoisse, tabagisme, alcoolisme ou consommation de cannabis) que dans
le cas de troubles du comportement alimentaire (sans critères de gravité). 

Ce soutien médical s’inscrit dans le dispositif annoncé, le 28 septembre 2021, par le Président de la République, Emmanuel Macron, lors de la clôture des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie.
Par cette mesure, le gouvernement entend apporter une aide médicale et une réponse économique aux conséquences de la pandémie de la
Covid-19 alors qu’un Français sur cinq est touché chaque année par un trouble psychique (lire aussi l’encadré).

Pour bénéficier de la prise en charge par l’Assurance maladie
de ces 8 séances chez le psychologue, le patient s’inscrit dans un parcours de soins. Il doit d’abord prendre rendez-vous avec un médecin
(médecin traitant, hospitalier, scolaire, etc.) afin d’être orienté en fonction de ses troubles.

Le patient s’engage à respecter certaines conditions :

  • être âgé d'au moins 3 ans et présenter des troubles légers à modérés (anxiété, dépression, angoisse, problèmes de consommation de tabac, alcool ou cannabis, troubles du comportement alimentaire)
  • être adressé à un psychologue par son médecin traitant
  • s’adresser à un psychologue conventionné

De son côté, le psychologue doit :

  • être inscrit au registre ADELI
  • avoir une expérience professionnelle (en psychologie clinique ou en psychopathologie) de 3 ans minimum
  • participer au dispositif et avoir conclu une convention avec la caisse primaire d'Assurance maladie

Ces tarifs incluent la participation de l’Assurance maladie à hauteur de 60%
et des organismes complémentaires à hauteur de 40%.


Le nombre de séances remboursées sera adapté par le psychologue aux besoins du patient, dans la limite de 8 séances par an. Selon le dispositif
« Mon psy », le tarif de la première séance d’environ 55 minutes sera
de 40 € (réalisation du bilan initial). Les séances de suivi d’une durée
de 40 minutes en moyenne sont plafonnées à 30€, dans la limite de sept séances.

Le forfait des 8 séances d’accompagnement psychologique est renouvelable chaque année.

Ces tarifs incluent la participation de l’Assurance maladie à hauteur de 60% et des organismes complémentaires à hauteur de 40%.
Aucun dépassement d’honoraires n’est possible.
Le dispositif « Mon psy » prévoit que le patient paie directement le psychologue à la fin de chaque séance ou de plusieurs séances.
Ce dernier remet alors une feuille de soins à faire parvenir à l’Assurance maladie afin de déclencher le remboursement.

Les bénéficiaires du tiers payant obligatoire (Complémentaire santé solidaire, Aide Médicale d’Etat, Affection de longue durée, soins en lien avec une maternité à partir du 6e mois de grossesse), soins en lien avec un accident de travail ou une maladie professionnelle) n’ont pas à avancer les frais sur présentation d’un courrier de leur médecin traitant.

À l’issue des séances, le médecin traitant et le psychologue ont, avec l’accord du patient, la possibilité d’échanger afin de faire le point de la situation et d’orienter au mieux la personne en souffrance psychique.

En cas de non amélioration, le médecin peut orienter vers une prise en charge la plus adaptée. Le patient peut, lui, décider de poursuivre les séances avec le psychologue dans un cadre non remboursé.

À noter enfin que la prise en charge des transports est possible si le médecin estime que le recours au psychologue est en lien avec une Affection Longue Durée (ALD) et que le patient présente une déficience ou incapacité justifiant la prescription d'un transport sanitaire.

 

Philippe Saint-Clair

Les ravages de l’anxiété dans le monde


À l’image de la France, la planète vit dans l’anxiété. Début Mars 2022, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un document, basé sur de nombreuses études, qui révèle que la pandémie mondiale de Covid-19 et les niveaux de stress sans précédent notamment causés par l’isolement social font payer un lourd tribut à la santé mentale. Selon ce bilan dressé par l’OMS, les cas de troubles dépressifs majeurs ont augmenté de 27,6% et les troubles anxieux de 25,6% dans le monde.

Selon le coordonnateur du mémoire, Brandon Gray, membre du Département de la santé mentale et de la consommation de substances psychoactives au sein de l’OMS, « il s’agit d’une très forte augmentation » qui aurait touché les femmes et les filles plus que les hommes ; et les personnes plus jeunes, en particulier celles âgées de 20 à 24 ans.

Selon Brandon Gray, l’étude démontre que les personnes atteintes de ces troubles mentaux peuvent avoir des modes de vie moins sains et actifs, avec des taux plus élevés de tabagisme, de toxicomanie et d’obésité que le grand public.

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